Tat
Théâtre de l'Echange, 11 novembre 2006, Annecy


Pour commencer, pour changer, petite séquence "mine de rien, après un an d'exploration, l'auteur commence à connaître un peu la scène locale, actuelle et passée" :

A la tête du projet Tat : Antoine Aurèche.
Durant son adolescence, il fut membre du groupe annécien Thork (2 albums: Urdoxa, Wê Lla, et un 3ème nouveau né).
Désormais professeur de guitare classique, il est le fils du luthier Daniel Aurèche, récemment citée sur ODS Radio lors de l'interview du groupe Insolite (enregistrée le 8 novembre au Brise Glace), et figure locale qui a carrément sa tronche en vitrine au palais de l'Isle (où se tient l'expo Bouge la ville, 40 ans de musiques amplifiées et de skateboard) en qualité d'ancien représentant de la scène des musiques amplifiées annécienne à l'époque de ses premiers balbutiements :


"Daniel Aurèche... Le son, le son"


Tout cela n'est aucunement de la science infuse ni le résultat d'extorsion d'information au prix de quelconques tortures : il suffit de connaitre un peu la bibliothèque municipale d'Annecy (Bonlieu et sa médiathèque), de savoir dénicher les site web des groupes, de les lire et de dénicher "Mémoire Vive", bouquin consacré à la scène locale et de payer 3,50 euros pour visiter l'expo du Palais de l'Isle et de savoir écrire des emails pour récupérer les détails "prof de guitare classique" et "fils de", qu'on se permet de citer pour faire passer l'info suivante: niveau technique et connaissance de l'instrument, c'est du très sérieux!

Bouge la ville... Et si tu veux t'instruire, bouge tes fesses!

Pour en rajouter dans le style "bien informée", l'auteur précise que Tat et son album Quinta Essentia s'est vu gratifié d'une petite chronique fort élogieuse dans le magazine Elegy (culture et musique dark, un vrai magazine papier, pas juste un petit webzine/blog anecdotique comme ici) : "le projet Tat éclot à ce monde et s'impose à nous comme une vraie révélation. Réussite parfaite, sublimation achevée." (auteur: Barberousse, Elegy n°44, p98).

Pour ce qui est de la performance live au Théâtre de l'Echange, avis personnel et donc forcément subjectif de l'auteur : prestation tout bonnement impressionante.
On a beau sentir que la formation manque un peu de rodage, le meneur du jeu, au calme olympien et à la concentration à toute épreuve durant tout le set, jusqu'au final détonnant, complètement plongé dans son trip, permet à la mise en scène de tenir la route; performance pas forcément gagnée d'avance avec un phrasé et des textes si particuliers (pour se faire une idée : jetez une oreille à la page myspace) et un collègue muni d'une collection de bagues un chouille perturbantes (dans le sens : "euh? peut-être un peu too much?").
Oui, en conclusion, peut-être surtout quand on est quelque peu "goth" à coeur, on sort de là heureux, en se disant qu'on a assisté à quelque chose de vraiment très spécial.




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