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31 août - 1er septembre 2007 L'été se termine, les affaires musicales reprennent doucement - Le Brise-Glace a sorti sa programmation de la rentrée, les affaires reprennent donc bien officiellement mais assez laborieusement pour l'auteur qui est là à se préparer à retourner passer la soirée dans la montagne, au Fort de Tamié, dans la montagne savoyarde, où l'on s'enrhume passé 22h. Elle se sent un peu vaseuse, elle s'est couchée à 3h du matin, elle a le nez qui coule, elle en a déjà marre alors que ce soir, le programme promet pourtant d'être un rien plus festif que la veille. Et en plus, comme la veille, elle est invitée. Elle va pas se plaindre, en plus ?! La veille, parce que le co-voiturage c'est plus sympa et que... et que..., elle a loupé Kloyz et les The Twisted Minds et n'a pu voir que la fin de la prestation de Nadj, un finish bestial : une créature blonde échevelée, assurément une fille, se démène sur scène avec une guitare, hurle dans un micro puis dans un autre, de loin ça sonnait déjà presque métal, au moins hard rock, c'est lourd, sanglant, ça déchire, c'est écorché, un cœur rageur offert au public, la cage thoracique grande ouverte, des nerfs à vifs, ça fait du bien, c'est réjouissant. Shaka Ponk, là aussi, ça envoie, un peu moins en finesse, tout de même. Il n'y a plus de fille sur scène, plus trop de place pour des considérations d'ordre poétique du style " cœur... écorché... blabla...", non, ça envoie juste du lourd dans une ambiance de tribu de la jungle urbaine ("fusion electro metal"). Ces quatre là, on les imagine facilement jouer dans un lieu un peu crade, un peu moche, un peu glauque, dans une cave de squat genevois par exemple, sauf qu'il semblerait que les caves de squat genevois soient des espèces menacées en voie de disparition... Ou dans un stade, a-t-on entendu dire. Ces français vivant en Allemagne ont en effet une bonne maîtrise et capacité d'échauffement de la masse, bonne prise en main du public amateur du genre, ils ont réussi à mettre en place un petit jeu jamais vu jusque là : séparer la partie du public la plus acharnée en deux grosses masses de part et d'autre de la scène avant de les envoyer se jeter l'une contre l'autre. Gros pogo (le programme de Musiques En stock en prédisait pour le concert des Datsuns à Cluses mais il n'est jamais venu le pogo : les gens rock'n roll ont trop la classe dans les parages pour se livrer à des débauches d'énergie aussi barbares). Et pour suivre, toujours dans le genre bestial, en pire, Psykup. Du gros métal core, intéressant culturellement/musicalement parlant a-t-on entendu dire (l'auteur n'y connaît rien, elle s'en remet à l'avis d'un professionnel) mais là, on ne saurait même pas dire à quoi ça ressemblait parce qu'on était hors de vue, à papoter en buvant un thé, avec en fond sonore, bien présent, une sorte d'orage continu venant de la scène. Pour finir, les DJ Torsenu and the Space Analog, là un peu comme les ovnis de l'affiche, pour envoyer au lit dans la joie et la bonne humeur les plus couche-tard et résistants des festivaliers. Imaginez Pacman au volant de K2000, John Wayne égaré dans un James Bond, des images de porno bien niais insérées dans le générique de Capitaine Flamme, Bruce Lee s'entraînant sur un rythme techno en petit short fluo dans les bois au-dessus du Brise Glace... ce n'est rien de tout cela mais c'est ce que ça évoque en flash back à l'envers triple loop piqué. Jeudi 6 septembre 2007, 19h30 : La soirée du samedi fut entamée quelque peu plus tôt que celle du vendredi, carrément prise depuis le début. Miss Météo ("chanson rock") ouvrit le bal, un genre de chanson un peu funky, tranquille. Spline et la Mauvaise Herbe suivit ("chanson alternative"), un genre de chanson "alternative", soit engagée, un peu festive quand même et à violoncelle. Puis Pep's officia ("chanson funk"). ![]() Equipé de très jolis textes vraiment bien foutus inspirés, d'un public qui le suit et d'un collègue aux platines et percu un peu acrobates à ses heures. ![]() Enfin, Rhesus déboula ("pop rock"). Au milieu d'une soirée estampillée essentiellement "festive", effet contraste, comme les quelques petits jeunes lookés rock'n roll arrivés tôt en début de soirée et qui faisaient un peu tâche au milieu d'une majorité de " roots " et affiliés. Bon, je m'en rends compte rétrospectivement et même déjà sur le terrain : je n'étais guère concentrée ce soir-là, guère en mode "chanson". Les gens ont de toute façon bien meilleur temps d'aller voir une page myspace que de lire ce genre de chronique. Comment dire... Je venais surtout voir Rhesus et faire des photos de Rhesus, voilà, alors tout le reste aurait pu être du "metal core"... Enfin, j'exagère : Pep's, par exemple, j'avais bien accroché au off de Musilac en 2005, j'étais contente pas déçue de les revoir, enfin bref. Rhesus, c'est de la haute tension, enfin, moi, ça m'électrise, alors me demander de faire autre chose que d'attendre que ça commence en buvant du café à volonté au catering, bah… Voilà, on a tous nos petites limites. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Reste donc surtout les photos, qui ne sont finalement que ce qu'elles peuvent être : l'expression plus ou moins fidèle de la perception du photographe (qui se souvient tout juste du petit flottement de tempo du début, pendant hof... 5 secondes? et du batteur qui, en plus, après, perd une baguette, du chanteur qui raconte qu'après plein d'années d'entraînement il ne sait toujours pas raconter de conneries entre les morceaux, ça et quelques "Laura! Laura!" lancés par des fans en furie... c'est à peu près tout ce qu'on a en stock pour les amoureux du détail anecdotique). Bref. Pour savoir ce que vallent les Rhesus en live, autant s'en remettre à l'avis de professionnels qui font ça bien et ainsi, dans un récent article de Rock Mag : "prestations scèniques fougueuses et passionnelles" et "le rock français tient enfin ses Pixies". Voilà. Si c'est un pro qui le dit, hein? Après ça, je peux bien me contenter de dire que ça m'électrise, pas besoin d'en faire des pages. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Et pour finir, soit avant Teste di Porpora, je suis partie parce que malade fatiguée tout à une fin, c'est moche. |