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7-8 septembre 2007 Human Side + ... - Les Locaux Larsen, Chambéry, 8 septembre Pourquoi passer du temps à sélectionner, recadrer et réduire des photos (accessoirement assez exceptionnellement pourries) de concerts de hardcore (surtout quand, sur un ordi qui rame, c'est loin d'être juste 30 secondes par photo), passer du temps à pondre un semblant de blabla pour aller avec, et puis d'ailleurs pour commencer, pourquoi diable aller à un concert de hardcore quand on sait très bien que le hardcore, c'est vraiment pas notre tasse de thé ? Masochisme ? J'aurais écris ça il y a deux ans, j'aurais répondu : "pour se cultiver". Non, pas seulement "ceci est un site web consacré à la scène locale, autant qu'il y règne un minimum, un semblant d'équité. C'est du local, par définition, ça m'intéresse." Non, pas seulement. Le hardcore, je ne connaissais pas, il fallait que je découvre puis je me mise à me demander quel intérêt il pouvait y avoir à faire/écouter un tel bruit alors j'y allais pour essayer de comprendre, au moins pour pouvoir dire "oui, j'ai écouté, je sais ce que c'est" et pour demander de ci de là qu'on m'explique. Après 2 ans de fréquentation épisodique de ce genre de concerts avec cette motivation-là, le hardcore n'est toujours pas mon truc. Je m'y suis à peine faite et j'arrive tout juste à comprendre, un peu. C'est une musique "masculine", pourra commenter un amateur occasionnel, par ailleurs également pratiquant de chanson roots (Mick Rustick pour ne pas le citer). C'est violent, vous dira un autre amateur avec un sourire réjoui (Jimmy, pour ne pas le citer, qui a cette année renoncé au chapeau de chansonnier pour lui préférer le perfecto) et technique, voir complexe, vous dira un énième amateur, ou le même, avec une mine admirative. A l'un des derniers concerts de l'Underground Bar, fin juillet dernier, une soirée 100% hardcore, j'ai tout de même réussi à apprécier le set de Citizen Death, qui pratiquent un hardcore instrumental, en trouvant à leur musique certaines vertus de type hypnotique (extraits vidéos à dénicher ici). Pour Diatrib(a), j'ai pu rentrer un peu dans leur trip, me souvenant même les avoir déjà vus au Brise Glace, grâce à leur style particulièrement saccadé frénétique, versatile. ![]() V13, là, leur set est rendu intéressant à mes yeux par la façon dont les deux chanteurs occupent particulièrement bien l'espace. C'est un spectacle distrayant. ![]() ![]() Saoni Ma, là, par contre, c'est un petit peu too much pour mes petites oreilles. A chacun de leur concert, la voix du "chanteur"/hurleur me repousse systématiquement vers la sortie, je ne peux guère tenir plus d'une chanson. Désolée, ça ne s'explique pas, c'est comme ça, faut pas m'en vouloir, désolée. Enfin, avec Human Side, là, cas un peu particulier, ça braille mais d'une façon originale, pour du hardcore, et ce n'est pas juste le résultat du micro à effet. C'est différent, toujours énervé mais nettement maîtrisé, un univers bien personnel, du hardcore stylé (particulièrement annécien, pourrait donc sarcasmer certains, à rapprocher ainsi, par ce chemin, du hardcore de Citzen Death). ![]() Mais le hardcore n'est toujours pas ma tasse de thé : j'écoute à la rigueur en concert, pas chez moi. Et imaginons que Tamazic ferme boutique, je pourrais arrêter de m'infliger des concerts de hardcore, me considérer comme suffisamment instruite, passer à autre chose. Eh bien non ! D'abord, on est jamais à l'abri d'une bonne surprise et d'un point de vue psycho-socio-culturel, tout a toujours de l'intérêt. Ensuite, certains de mes potes y vont et ainsi, y aller aussi, c'est toujours une bonne occasion de les voir. Ensuite, certaines de mes connaissances jouent carrément du hardcore. Là, la solution de facilité serait de dire "il est bien gentil mais rien à fouttre de son truc". Seulement voilà, quand on est un peu pacifiste, à prôner le tissage des liens sociaux plutôt que leur fragmentation, on est pas là à se réjouir de voir les hardcoreux-métalleux d'un côté, les folkeux de l'autre, par là les rockeurs, par ici les roots… Non. On va voir tout le monde, on essaye de s'ouvrir les oreilles au maximum et vu qu'on n'est pas la seule du genre sur le terrain, on s'aperçoit au passage qu'un hardcoreux peut faire autre chose que du hardcore, comme Nak le guitariste de Saoni Ma qui œuvre aussi sur les terres du post rock sous la forme Zero Absolu. Par exemple. Voilà, autrement dit, oui, bien sûr, on l'aura compris, Tamazic, ça devient du copinage. Parce qu'en venir à emberlificoter tout ça au point de réussir à expliquer qu'on va à des concerts de hardcore par pacifisme… Non mais franchement… Faut le faire quand même. |